samedi 7 novembre 2009

On se la bouge ?

Trois semaines plus tard, un I Love Techno dans les dents, on repart pour un tour. Là-bas, il y avait Len Faki, monsieur Berghain qui sortit l'artillerie lourde, notamment un certain Stranger To Stability. L'occasion de se repasser l'intro démentielle de son mix Berghain 03, paru chez Ostgut Tronträger en ce début d'année :  tous entres  dans une usine desaffectée en compagnie de 2000 clubbers fous de Techno, et retentit sur l'un des meilleurs soundsystem au monde un sample magique de la Badinerie de Bach. Ambiance.

Il est désormais l'heure de se délecter du petit Surkin. House old school, new school, fidget, Daft Punk, le set est royal. Quelques temps forts, dans l'ordre :

Passons à un son moins centré sur le dancefloor. Andreas Saag dans un morceau très sensuel et groovy, Aufgang dans leur délire pianistique à son paroxysme, et enfin la relecture réputée de Pay TV par Scan X. Trois voyages mélodiques, hypnotiques.

Accélération dans le tempo. 140 BPM, c'était tout de même un pitch de prédilection de la Techno. Pour s'en rendre compte, autant ressortir les bonnes vieilles perles. Il y a eu The Bells, aujourd'hui c'est Dave Clarke qui s'y colle. C'est tout le temps pareil ? Mon cul ! Dans un domaine plus grand public, si on allait chercher Kernkraft 400 ? Gros succès en 1999, impossible de ne pas reconnaître ce titre. 

Une grosse, très grosse dose de mélancolie pour terminer, avec la BO de Bagdad Café. A la prochaine.


mercredi 14 octobre 2009

Save The Bonobo

J'attendais cette track depuis des mois. Nadastrom nous vient des Etats-Unis et signe chez Dubsided un EP destructeur. Ce Save Us est juste complètement barge, avec ce faux air housy pour commencer, puis l'arrivée DU sax. Et soudain, un kick monstrueux et une basse turbinesque partent. Gosh. Tout le monde s'envoie en l'air.

Dans la musique électronique, il y a toujours eu une polémique autour du chant. Dénaturant l'essence de la Techno pour les puristes, nécessaire pour des producteurs plus orientés pop comme Yuksek... Difficile cependant de trouver des arguments contre lorsque des producteurs comme Danger ou Simian Mobile Disco retravaillent un vocal féminin avec classe et originalité. Deux chansons au vrai sens du terme, à consommer sans aucune modération.
Danger - 11H30 [320 kbps]

Vous êtes des bonobos. Vous groovez. Les singes réunissent House et Techno.

Dans les années 90, Sasha s'imposait déjà comme une référence brittanique, autant pour ses sets dans les raves de l'époque que pour ses productions à l'aube de la Progressive House et la Trance. En 2007 sort Coma, et Sasha prouve qu'il demeure un artiste actif et créatif avec un voyage interstellaire à la fois mélodique et lourdement Techno. 9 minutes de progression, de rebondissements, une odyssée au nom évocateur.
Sasha - Coma [320 kbps]

Moby - Play a 10 ans. J'ai alors songé que terminer ce post par Porcelain lui donnerait une autre dimension, tant cet album était et demeure excellent. I never meant to hurt you, so this is goodbye. 
Moby - Porcelain [320 kbps]

samedi 10 octobre 2009

In the night time..

Tiré du film Berlin Calling, Sky And Sand est probablement l'hymne de l'année. Ode Techno à l'aurore. Bloup, on s'envole.
 
Puis deux sons des plus frais, situés quelque part entre minimal et Tech House... La finesse s'accompagne pourtant d'une puissance et d'un groove certains. Ces tracks donnent une folle envie de remuer. "Plu-plu-plu-plutôt bien"
Chaim - Genesis [320 kbps]
Butch - Amelie [320 kbps]

"Si les portes de la perception étaient nettoyées, toute chose apparaîtrait telle qu'elle est : infinie" (William Blake) Les portes.

L'infini.

dimanche 4 octobre 2009

Open Your Ears

10 sons aujourd'hui, qualité assurée. Surtout en débutant par un titre de Clark, le gugus ci-dessus. Il fait partie de Warp avec ses potes Aphex Twin, LFO, Squarepusher et compagnie. Ce label peut se vanter, 20 ans après, d'avoir inventé la IDM, Intelligent Dance Music, autrement dit une musique électronique pas comme les autres. On dirait presque supérieure après l'écoute de Herzog. Frisson garanti.
Clark - Herzog [320 kbps]

Deux friandises plus pop ensuite, du genre chant qu'on oublie pas, basse groovy... Petits plaisirs électroniques.

Le nouvel album de Vitalic a certes un son différent de celui qui caractérisait le premier. Pas forcément regrettable, surtout qu'on y gagne ce morceau bien frais et rythmé.

Comment appeler ça ? De la Deep Techno ? Quelque soit l'intitulé, j'adore les synthés biens ronds de ces deux titres. Groove, profondeur, classe, ça chatouille le pancréas.

Changement d'influences. Duck Sauce (A-Trak et Arman van Helden) reprend du vieux son funky à la manière de la French Touch première du nom, tandis que chez les Serbes Gramophonedzie, on affectionne plutôt le jazz. De quoi redorer le blason de la House actuelle.

Ok, les reprises sont fun et bigarrées, mais sembleront comme qui dirait légères face à ce pur thème de Brad Mehldau. Piano/contrebasse/batterie et concentré de mélancolie.

Suite et fin avec le dernier titre du dernier CD de l'allemand Boys Noize. IDM version germanique. Un kick à la manière d'un battement de coeur, et pour le reste des expérimentations inédites pour le bonhomme. Les synthés crient, chantent dans une sorte de Happy End schyzophrène.


mercredi 23 septembre 2009

jeudi 17 septembre 2009

...But everybody has H1N1.

Et toi, qu'est-ce que tu fais avec la musique ?
Alan Braxe et Fred Falke, eux, ils samplent. Hop, un bout de ça (écouter à 2:26), un son à la française au début de cette décennie, la basse ultra funky en bonus, et paf, on gagne un petit bijou de sampling. Il n'arrivera cependant pas au niveau de Music Sounds Better With You de 1998, avec pourtant le même Alan Braxe dans l'équipe. French Touch !

Vient la dose d'Electro rentre-dedans. Du français pure souche toujours, avec Tom Deluxx et son petit nouveau plutôt puissant. Boucles efficaces, grosses montée et voix à la Cornelius : efficace. J'ajoute le nouveau délire de l'Oizo, délirant. 

Il faisait de la House au sein du duo Deep Dish puis s'est reconverti dans des sonorités beaucoup plus sombres. Dubfire nous vient d'Iran, et a pris une place considérable dans l'univers Techno depuis son virage musical. Son dernier titre, Rabid, est bien fat mais l'on se souvient surtout du gigantesque Grindhouse l'année dernière (must have), ou encore de son remix pour le classique Spastik. Ali est en passe de devenir un monument du genre. Do you wanna know ?

"Pour le plaisir", Hip-Hop old-school-jazzy comme il n'en existe plus.

mercredi 9 septembre 2009

Nobody listens to Techno.

Turbines, noize, bla bla. Cette scène tourne en rond, malgré les relents parisiens et le nauséabond Aoki. Ah oui, il y a aussi Romborama qui semble pas trop mal. Au lieu de se répéter, autant aller chercher un gros son saturé d'époque chez Teenage Bad Girl. Remix pour Felix Da Housecat, avec un vocal glamour faussement naïf et le synthé déchirant qui vide la matière grise. 2007.

Voilà, c'est fait pour la violence. Les anglais Simian Mobile Disco viennent de sortir un album qui tient vraiment la route. Ces types aiment mêler des influences minimalistes avec toutes sortes de vocals et autres sons très frais. En témoignent ce mignon "mille chevaux ne peuvent avoir tort" inclus sur le disque ainsi qu'un remix pour le classique Big Fun de Innercity. Detroit Techno

Après Détroit, New York City. Joey Beltram a fait partie de ces pionniers de la musique électronique, section Techno excitée. Mais à l'inverse de nombre de ses collègues, Joey continue à produire des maxis excellents. Ici Scorpion, incursion hypnotique et sans concession dans les beats les plus sauvages du célèbre label Drumcode

Pour terminer en beauté, il faudrait caser la légende. "Un maxi de Jeff Mills, c'est plus qu'un vinyle". Jeff Mills, c'est le papa qui enchaîne les vieilles tracks de Détroit plus vite que son ombre avec une maîtrise et une précision uniques. The Bells, c'est son titre le plus connu. Son collectif Undergound Resistance engageait leur musique pour l'insertion sociale des noirs-américains, et plus généralement :

"Underground Resistance est le label d'un mouvement. Un mouvement qui veut le changement par la Révolution Sonore. Nous vous exhortons à rejoindre la Résistance et à nous aider à combattre la médiocrité des programmations sonores et visuelles destinées aux habitants de la Terre. Ces programmations entretiennent la stagnation des esprits, édifient un mur entre les races et s'opposent à la paix mondiale. C'est ce mur que nous allons détruire. En puisant dans l'inépuisable potentiel énergétique du son, nous allons détruire ce mur aussi sûrement que certaines fréquences brisent le verre. La musique techno se base sur l'expérimentation; c'est une musique pour le futur de la Race Humaine. Sans cette musique il n'y aura ni paix, ni amour, ni espérance. La techno a permis à des personnes de toutes nationalités de partager du plaisir ensemble sous un même toit simplement par le son. N'est-il pas évident que la musique et la danse sont les clefs de l'univers? Les tribus soi-disant primitives le savent depuis des milliers d'années! Nous encourageons nos frères et nos sœurs de l'underground à créer et transmettre leurs timbres et fréquences sans se soucier du fait que leurs instruments soient ou non primitifs. Transmettez ces fréquences et semez la confusion chez les programmeurs!

Longue vie à l'underground..."


Rien que ça. Il y a 20 ans.