samedi 10 octobre 2009

In the night time..

Tiré du film Berlin Calling, Sky And Sand est probablement l'hymne de l'année. Ode Techno à l'aurore. Bloup, on s'envole.
 
Puis deux sons des plus frais, situés quelque part entre minimal et Tech House... La finesse s'accompagne pourtant d'une puissance et d'un groove certains. Ces tracks donnent une folle envie de remuer. "Plu-plu-plu-plutôt bien"
Chaim - Genesis [320 kbps]
Butch - Amelie [320 kbps]

"Si les portes de la perception étaient nettoyées, toute chose apparaîtrait telle qu'elle est : infinie" (William Blake) Les portes.

L'infini.

dimanche 4 octobre 2009

Open Your Ears

10 sons aujourd'hui, qualité assurée. Surtout en débutant par un titre de Clark, le gugus ci-dessus. Il fait partie de Warp avec ses potes Aphex Twin, LFO, Squarepusher et compagnie. Ce label peut se vanter, 20 ans après, d'avoir inventé la IDM, Intelligent Dance Music, autrement dit une musique électronique pas comme les autres. On dirait presque supérieure après l'écoute de Herzog. Frisson garanti.
Clark - Herzog [320 kbps]

Deux friandises plus pop ensuite, du genre chant qu'on oublie pas, basse groovy... Petits plaisirs électroniques.

Le nouvel album de Vitalic a certes un son différent de celui qui caractérisait le premier. Pas forcément regrettable, surtout qu'on y gagne ce morceau bien frais et rythmé.

Comment appeler ça ? De la Deep Techno ? Quelque soit l'intitulé, j'adore les synthés biens ronds de ces deux titres. Groove, profondeur, classe, ça chatouille le pancréas.

Changement d'influences. Duck Sauce (A-Trak et Arman van Helden) reprend du vieux son funky à la manière de la French Touch première du nom, tandis que chez les Serbes Gramophonedzie, on affectionne plutôt le jazz. De quoi redorer le blason de la House actuelle.

Ok, les reprises sont fun et bigarrées, mais sembleront comme qui dirait légères face à ce pur thème de Brad Mehldau. Piano/contrebasse/batterie et concentré de mélancolie.

Suite et fin avec le dernier titre du dernier CD de l'allemand Boys Noize. IDM version germanique. Un kick à la manière d'un battement de coeur, et pour le reste des expérimentations inédites pour le bonhomme. Les synthés crient, chantent dans une sorte de Happy End schyzophrène.


mercredi 23 septembre 2009

jeudi 17 septembre 2009

...But everybody has H1N1.

Et toi, qu'est-ce que tu fais avec la musique ?
Alan Braxe et Fred Falke, eux, ils samplent. Hop, un bout de ça (écouter à 2:26), un son à la française au début de cette décennie, la basse ultra funky en bonus, et paf, on gagne un petit bijou de sampling. Il n'arrivera cependant pas au niveau de Music Sounds Better With You de 1998, avec pourtant le même Alan Braxe dans l'équipe. French Touch !

Vient la dose d'Electro rentre-dedans. Du français pure souche toujours, avec Tom Deluxx et son petit nouveau plutôt puissant. Boucles efficaces, grosses montée et voix à la Cornelius : efficace. J'ajoute le nouveau délire de l'Oizo, délirant. 

Il faisait de la House au sein du duo Deep Dish puis s'est reconverti dans des sonorités beaucoup plus sombres. Dubfire nous vient d'Iran, et a pris une place considérable dans l'univers Techno depuis son virage musical. Son dernier titre, Rabid, est bien fat mais l'on se souvient surtout du gigantesque Grindhouse l'année dernière (must have), ou encore de son remix pour le classique Spastik. Ali est en passe de devenir un monument du genre. Do you wanna know ?

"Pour le plaisir", Hip-Hop old-school-jazzy comme il n'en existe plus.

mercredi 9 septembre 2009

Nobody listens to Techno.

Turbines, noize, bla bla. Cette scène tourne en rond, malgré les relents parisiens et le nauséabond Aoki. Ah oui, il y a aussi Romborama qui semble pas trop mal. Au lieu de se répéter, autant aller chercher un gros son saturé d'époque chez Teenage Bad Girl. Remix pour Felix Da Housecat, avec un vocal glamour faussement naïf et le synthé déchirant qui vide la matière grise. 2007.

Voilà, c'est fait pour la violence. Les anglais Simian Mobile Disco viennent de sortir un album qui tient vraiment la route. Ces types aiment mêler des influences minimalistes avec toutes sortes de vocals et autres sons très frais. En témoignent ce mignon "mille chevaux ne peuvent avoir tort" inclus sur le disque ainsi qu'un remix pour le classique Big Fun de Innercity. Detroit Techno

Après Détroit, New York City. Joey Beltram a fait partie de ces pionniers de la musique électronique, section Techno excitée. Mais à l'inverse de nombre de ses collègues, Joey continue à produire des maxis excellents. Ici Scorpion, incursion hypnotique et sans concession dans les beats les plus sauvages du célèbre label Drumcode

Pour terminer en beauté, il faudrait caser la légende. "Un maxi de Jeff Mills, c'est plus qu'un vinyle". Jeff Mills, c'est le papa qui enchaîne les vieilles tracks de Détroit plus vite que son ombre avec une maîtrise et une précision uniques. The Bells, c'est son titre le plus connu. Son collectif Undergound Resistance engageait leur musique pour l'insertion sociale des noirs-américains, et plus généralement :

"Underground Resistance est le label d'un mouvement. Un mouvement qui veut le changement par la Révolution Sonore. Nous vous exhortons à rejoindre la Résistance et à nous aider à combattre la médiocrité des programmations sonores et visuelles destinées aux habitants de la Terre. Ces programmations entretiennent la stagnation des esprits, édifient un mur entre les races et s'opposent à la paix mondiale. C'est ce mur que nous allons détruire. En puisant dans l'inépuisable potentiel énergétique du son, nous allons détruire ce mur aussi sûrement que certaines fréquences brisent le verre. La musique techno se base sur l'expérimentation; c'est une musique pour le futur de la Race Humaine. Sans cette musique il n'y aura ni paix, ni amour, ni espérance. La techno a permis à des personnes de toutes nationalités de partager du plaisir ensemble sous un même toit simplement par le son. N'est-il pas évident que la musique et la danse sont les clefs de l'univers? Les tribus soi-disant primitives le savent depuis des milliers d'années! Nous encourageons nos frères et nos sœurs de l'underground à créer et transmettre leurs timbres et fréquences sans se soucier du fait que leurs instruments soient ou non primitifs. Transmettez ces fréquences et semez la confusion chez les programmeurs!

Longue vie à l'underground..."


Rien que ça. Il y a 20 ans.


mercredi 12 août 2009

L'ère du digeste

Nom de chien, c'est fou le nombre de morceaux qui s'accumulent, même lorsqu'on est privé d'Internet comme au fin fond de la Corse. Pas de doute, c'est un post bourratif qui t'attend. Et pourtant.. 
Les nouveautés qui tâchent pour débuter. Entre des anglais reconvertis au dancehall, Prydz qui fait de la mauvaise Techno et en vend des cartons, des hommages innombrables à MJ, il fleurit de tout au soleil. L'ami Laidback Luke, toujours dans le filon, tire une nouvelle sauterie de son mini studio. Ses synthés criards et les gros kicks en vogue résonneront un moment, pour sûr. Djedjotronic nous régale une fois de plus, et on  espère que cette pépite barbare va sortir officiellement. Il a également réalisé un remix sympa pour Major Lazer, à écouter sur son myspace. Bien en vue également, Cassius et leur hymne funky-bourrine où les grattes côtoient des sirènes saturées, ainsi que Dizzee Rascal qui pond un tube à la bassline ravageuse, signée Van Helden. Enfin, un label à suivre, Sound Pellegrino, récente création des TTC : les maxis s'enchaînent, proposant un son nouveau et plus minimaliste en restant très efficace. Renaissance Man fait partie de ces pionniers, se démarquant toutefois de part son affection pour les ambiances tribales... Laisse-toi tenter.

Coup de coeur pour ce duo allemand qui a su concilier un motif Techno terriblement hypnotique et des chants arabes. Wah, ça le fait, pour peu qu'on se laisse entrainer.




Un groove simpliste, des percus omniprésentes. Voilà la Techno qui marche en ce moment, avec sa touche House bien fraîche. Après des années turbines, la tendance est au régime, au raffiné. Un peu comme de la grande cuisine, on en met peu, mais c'est succulent. Et les jeunes Super Flu prennent leur pied à caricaturer tout ce qui bouge. Encore des allemands, bien sûr.
Quelques titres pour capter la chose : d'abord Shine, le morceau de la vidéo, puis l'américain Worthy qui distille les barrissements sur une tourne toujours plus légère. D-Unity (un artiste gage de qualité, j'en ai l'impression) et NDKj sonnent plus sombre, avec cette connotation tribale bienvenue.

Pour ceux qui ne supporteraient pas ces sons de tafioles, il y a Edit-Select, qui fait ici dans le dark à l'extrême, limite expérimental. Cette vibration vient, au mieux, du noyau terrestre.

Alors, heureux ? Huntemann demeure un génie de la Minimal Tech. A écouter très fort, ce remix arrache comme il faut.

Après un Guacamoli superbe l'an passé, Olivier Giacamotto revient en collaboration avec un certain Dj Toni, pour une track tout en montées. On se rapproche doucement de sonorités Electro.

Et enfin, la tuerie de Zoo Brazil sortie il y a peu chez Turbo Recordings. Un de ces titres qui frôle la maladie mentale, à vouloir marteler les tympans de sons venus de nulle part. Tout est décalé, à la fois sourd et perçant, et ça marche. Promis, la prochaine fois je fais plus court et accessible. Comme dirait les gros sacs déguisés en ecclésiastiques dans la pub : "pardon, mais c'est trop bon."

vendredi 10 juillet 2009

Summer Madness

"Les sirènes du port d'Alexandrie..."
En ce début de vacances, la playlist bidoche révèle une nouvelle fois son succès. Beurk. Après épreuves et moults contre-temps, c'est enfin le retour à mon jeu favori : zoner sur le net et dénicher quelques perles, au détour d'un artiste oublié ou dans les méandres de Beatport. Go.

Il paraît que tout a commencé en Afrique. Avec un voyage d'une telle puissance, on veut bien y croire. Les Chemical Brothers au sommet de leur art.

1998, deux allemands inconnus émergent au milieu la scène électronique avec un son Techno à la fois trancy et progressif. Mouais, au lieu d'essayer en vain de trouver de qualificatifs appropriés, autant replonger dans l'atmosphère unique de l'époque. Un clip peu commun et un titre jouissif. Rareté !

Pour le plaisir, LE titre du dijonnais Vitalic : La Rock 01. La puissance Techno dans toute sa splendeur, version French Touch. Ce morceau était playlisté par Sven Väth au Cocoon (Ibiza), rien que ça. Turbine aux montées incroyables. En parlant de Vitalic, du nouveau arrive : EP, album, live...

On s'écarte encore des conventions. Le cul entre les touches Pop et les aspects plus underground, Slagsmalsklubben (ou SMK, le choix est vite fait) affiche un concept expérimental. Ce drôle de titre des suédois s'avère à la fois deep, joliment mélodique et planant. Temps d'adaptation requis pour apprécier cette belle pièce comme il se doit.

En fait, l'humeur est au Dark. Prenons les dernières sorties Trance. Mon coup de coeur va à ce titre de Purple Haze qui fait déjà pas mal de bruit. D'un autre côté, lorsqu'on produit une petite merveille du genre, avec l'appui d'un dinosaure tel que Sander Van Doorn, difficile de rester inaperçu. Tout à fait délicieux, à écouter la nuit, histoire de se sentir transcendé par une ambition surhumaine.

Si on pouvait mettre un autoradio en option sur les motoculteurs avant d'aller charcuter des enfants innocents par dizaines, voilà le morceau qui semblerait le plus approprié. Boucherie auditive sans concession. Ils ont peur de rien chez Dim Mak Records.

Voilà la nuit bien obscurcie.