vendredi 4 décembre 2009

That's mental shit

Theme.

Bizarre comme une orange mécanique. Music from the future. Coup de coeur pour ce bijou germanique.

L'artiste s'avère fort peu connu, et pourtant, ce motif, ce groove, cette ambiance, ces voix et bien sûr le superbe solo de sax rendent son titre irrésistible. Hypnotique, sucré.

Difficile d'être passé à côté de La Mezcla, cette track on ne peut plus fraîche et festive, énormément jouée cette année. Un certain Paul Kalkbrenner vient de remettre le couvert, et le résultat impressionne de musicalité. Oui, il a fait mieux.

Dernière sortie chez Minus, label de Richie Hawtin, Salamandarin envoie. Le titre éponyme surtout. Attention, c'est minimal.

Moloko+. Le londonien Boy 8-Bit retourne une chapelle. This is Music, c'est marqué sur la pochette. Puisssant.

Une douceur finale, toute en profondeur, avec quelque chose d'indescriptible poussé à l'extrême, mélancolique en pire. Burial est bon pour ton cerveau.

vendredi 13 novembre 2009

Nada

Comment dire. Il fut un temps où ici comme ailleurs, tous ne juraient que par cette Electro à laquelle personne n'a su donner de nom : Fidget House ? Electroclash ? Indie Dance ? Une House en plus violent, plus pop, plus facile peut-être. "Maximal" conviendrait mieux, et encore. Quoi qu'il en soit, la tendance a du mal à trouver un nouveau souffle. Les Crookers font du RnB, Justice ne fait plus rien... Quelque part en Amérique, il y a le duo Nadastrom. Leur petit dernier, The Saved EP, a prouvé qu'ils produisaient un son de qualité et totalement à la page, voire en avance sur les autres. Une occasion pour balancer quelques-unes de leurs tracks bien grasses et moins récentes, sorties depuis le début de l'année ou fin 2008. Si tu veux retrouver l'ambiance turbine sans concession, c'est maintenant. Un petit air de Noob sur la dernière. Maximal Music maestro, please !

samedi 7 novembre 2009

On se la bouge ?

Trois semaines plus tard, un I Love Techno dans les dents, on repart pour un tour. Là-bas, il y avait Len Faki, monsieur Berghain qui sortit l'artillerie lourde, notamment un certain Stranger To Stability. L'occasion de se repasser l'intro démentielle de son mix Berghain 03, paru chez Ostgut Tronträger en ce début d'année :  tous entres  dans une usine desaffectée en compagnie de 2000 clubbers fous de Techno, et retentit sur l'un des meilleurs soundsystem au monde un sample magique de la Badinerie de Bach. Ambiance.

Il est désormais l'heure de se délecter du petit Surkin. House old school, new school, fidget, Daft Punk, le set est royal. Quelques temps forts, dans l'ordre :

Passons à un son moins centré sur le dancefloor. Andreas Saag dans un morceau très sensuel et groovy, Aufgang dans leur délire pianistique à son paroxysme, et enfin la relecture réputée de Pay TV par Scan X. Trois voyages mélodiques, hypnotiques.

Accélération dans le tempo. 140 BPM, c'était tout de même un pitch de prédilection de la Techno. Pour s'en rendre compte, autant ressortir les bonnes vieilles perles. Il y a eu The Bells, aujourd'hui c'est Dave Clarke qui s'y colle. C'est tout le temps pareil ? Mon cul ! Dans un domaine plus grand public, si on allait chercher Kernkraft 400 ? Gros succès en 1999, impossible de ne pas reconnaître ce titre. 

Une grosse, très grosse dose de mélancolie pour terminer, avec la BO de Bagdad Café. A la prochaine.


mercredi 14 octobre 2009

Save The Bonobo

J'attendais cette track depuis des mois. Nadastrom nous vient des Etats-Unis et signe chez Dubsided un EP destructeur. Ce Save Us est juste complètement barge, avec ce faux air housy pour commencer, puis l'arrivée DU sax. Et soudain, un kick monstrueux et une basse turbinesque partent. Gosh. Tout le monde s'envoie en l'air.

Dans la musique électronique, il y a toujours eu une polémique autour du chant. Dénaturant l'essence de la Techno pour les puristes, nécessaire pour des producteurs plus orientés pop comme Yuksek... Difficile cependant de trouver des arguments contre lorsque des producteurs comme Danger ou Simian Mobile Disco retravaillent un vocal féminin avec classe et originalité. Deux chansons au vrai sens du terme, à consommer sans aucune modération.
Danger - 11H30 [320 kbps]

Vous êtes des bonobos. Vous groovez. Les singes réunissent House et Techno.

Dans les années 90, Sasha s'imposait déjà comme une référence brittanique, autant pour ses sets dans les raves de l'époque que pour ses productions à l'aube de la Progressive House et la Trance. En 2007 sort Coma, et Sasha prouve qu'il demeure un artiste actif et créatif avec un voyage interstellaire à la fois mélodique et lourdement Techno. 9 minutes de progression, de rebondissements, une odyssée au nom évocateur.
Sasha - Coma [320 kbps]

Moby - Play a 10 ans. J'ai alors songé que terminer ce post par Porcelain lui donnerait une autre dimension, tant cet album était et demeure excellent. I never meant to hurt you, so this is goodbye. 
Moby - Porcelain [320 kbps]

samedi 10 octobre 2009

In the night time..

Tiré du film Berlin Calling, Sky And Sand est probablement l'hymne de l'année. Ode Techno à l'aurore. Bloup, on s'envole.
 
Puis deux sons des plus frais, situés quelque part entre minimal et Tech House... La finesse s'accompagne pourtant d'une puissance et d'un groove certains. Ces tracks donnent une folle envie de remuer. "Plu-plu-plu-plutôt bien"
Chaim - Genesis [320 kbps]
Butch - Amelie [320 kbps]

"Si les portes de la perception étaient nettoyées, toute chose apparaîtrait telle qu'elle est : infinie" (William Blake) Les portes.

L'infini.

dimanche 4 octobre 2009

Open Your Ears

10 sons aujourd'hui, qualité assurée. Surtout en débutant par un titre de Clark, le gugus ci-dessus. Il fait partie de Warp avec ses potes Aphex Twin, LFO, Squarepusher et compagnie. Ce label peut se vanter, 20 ans après, d'avoir inventé la IDM, Intelligent Dance Music, autrement dit une musique électronique pas comme les autres. On dirait presque supérieure après l'écoute de Herzog. Frisson garanti.
Clark - Herzog [320 kbps]

Deux friandises plus pop ensuite, du genre chant qu'on oublie pas, basse groovy... Petits plaisirs électroniques.

Le nouvel album de Vitalic a certes un son différent de celui qui caractérisait le premier. Pas forcément regrettable, surtout qu'on y gagne ce morceau bien frais et rythmé.

Comment appeler ça ? De la Deep Techno ? Quelque soit l'intitulé, j'adore les synthés biens ronds de ces deux titres. Groove, profondeur, classe, ça chatouille le pancréas.

Changement d'influences. Duck Sauce (A-Trak et Arman van Helden) reprend du vieux son funky à la manière de la French Touch première du nom, tandis que chez les Serbes Gramophonedzie, on affectionne plutôt le jazz. De quoi redorer le blason de la House actuelle.

Ok, les reprises sont fun et bigarrées, mais sembleront comme qui dirait légères face à ce pur thème de Brad Mehldau. Piano/contrebasse/batterie et concentré de mélancolie.

Suite et fin avec le dernier titre du dernier CD de l'allemand Boys Noize. IDM version germanique. Un kick à la manière d'un battement de coeur, et pour le reste des expérimentations inédites pour le bonhomme. Les synthés crient, chantent dans une sorte de Happy End schyzophrène.